Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 09:17
Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 13:59
LA LRU:

Quelle signification pour les universités ??



Privatisation, marchandisation des universités...
L'article 28 de la loi sur l'autonomie des universités entraîne une "logique marchande" de l'université ; Création de fondations universitaires (sans personalité morale) et partenariales : entrée des finacements privés, des thèses de doctorats à la recherche, dans la fac. 
    -Aboutit à la détermination de filières rentables et non rentables (sociologie, philosophie, histoire...).

et leur mise en concurrence :

Les "universités attractives": l'entrée des financements privés dans la fac va conduire au surinvestissement dans certaines facs considérées comme "prestigieuses" (La Sorbonne, universités de Paris et grandes villes en général) au détriment des facs de province. Pourquoi risquer d'investir (car on parle ici en terme économique, vocabulaire de l'entreprise) dans ces facs ? Les entreprises chercheront-elles à reconnaître les qualités des facs "non connues" ?

--> Système à deux vitesses : facs bien dotées et facs pauvres.

Une université d'élite :

Le texte ne prévoit pas d'augmentation des frais d'inscription. Pourtant, appliquer "l'autonomie financière" sans en donner les moyens, c'est obliger les universités à chercher des ressources ailleurs : vers les étudiants (augmentation des frais d'inscription), vers les entreprises (privatisation et marchandisation de l'enseignement supérieur).
Exemple : en Italie, 3000 € en moyenne de frais d'inscription universitaire ; en Allemagne, environ 1000 €.
La sélection : de même, le texte ne prévoit pas de sélection : pourtant, la conjonction (ou plus simplement les deux éléments réunis) de ces deux éléments : "le président de l'université pourra devenir propriétaire de sa fac, à sa demande" + besoin de financement (désengagement de l'Etat) = sélection des étudiants les plus riches. En effet, vendre une partie des biens de la fac permet des rentrées d'argent. Moins de locaux = moins de places = sélection.

Moins de représentation étudiante, dans une institution où l'acteur est avant tout l'étudiant :

La représentation étudiante est de 10 à 25% alors qu'elle était de 25% dans les CA. Par contre, la représentation des personalités extérieures passe de 20% à 40% : c'est à dir plus de représentations pour les entreprises.

C'est pour tout cela qu'il faut abroger la LRU aussi vite que possible...




Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 11:52

Pour les grèves solidaires 

       Par plus de 200 signataires dont Etienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d’études à l’EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d’études européennes, King’s College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ;lavoj Zizek, chercheur à l’International Center for Humanities, université de Londres.

                              Quotidien LIBERATION : vendredi 16 novembre 2007

Voir l’ensemble des signatures sur Libération.fr

               

      « Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’université imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C’est pourquoi non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la fonction publique et au-delà. »

Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 12:11

 

Réformer pour mettre au pas :



http://www.dailymotion.com/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1

Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 17:27
    Nous, membres du comité de grève  de l'université du Havre, déclarons  avec fierté que le référendum, que nous ne reconnaissons pas, légitime notre position,  soutenue par la majorité  des étudiants concernés qui se sont déplacés.

    Nous rappelons que ce scrutin a été organisé dans le seul but de "ramener les étudiants grévistes à la raison" selon le Président de l'université, et non à garantir le libre débat démocratique qui nous est si cher.

    Ce scrutin prouve de manière définitive que les AG organisées démocratiquement sont les seules souveraines.
 
    Nous sommes donc confortés dans notre lutte contre la LRU qui, malgré les divergences concernant les modalités d'action, réunit l'ensemble de la communauté universitaire contre elle.
Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 12:20
 
                            Les services publics en ligne de mire


Collectif contre la LRU *

Grévistes contre «usagers pris en otages», «corporatismes» contre «intérêt  général», «privilégiés» contre «travailleurs méritants». Etudiants e  enseignants à l’université, directement confrontés aux conséquences de la  loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), nous  sommes convaincus de la nécessité de transformer l’université.

En tant que chercheurs en sciences sociales, nous estimons que cette présentation politico-médiatique des mouvements sociaux actuels masque la question centrale qu’ils nous posent : celle de la place des services publics dans notre société. Déjà présentes en 1995, ces préoccupations n’ont pas trouvé de réponse politique. L’invocation rituelle de la «modernisation», de l'«autonomie», de la «gouvernance», et les mesures apparemment techniques qui sont menées au nom de ces mots d’ordre empêchent le nécessaire débat sur la finalité des réformes en cours. Loin d’être une nouvelle poussée de l’éternelle rébellion de la jeunesse, la mobilisation des étudiants a ceci d’original qu’il s’agit d’un mouvement porté par les usagers du service public eux-mêmes. Par leurs revendications, les étudiants mettent le doigt sur les ambiguïtés de l’autonomie ainsi proclamée par la loi. Sera-t-elle plus autonome cette université qui devra compter sur les fonds privés plutôt que le financement par l’impôt, garant de la solidarité nationale ? Seront-ils plus autonomes ces étudiants qui devront bientôt s’acquitter de droits d’inscription plus élevés ? Seront-ils plus autonomes ces enseignants-chercheurs dont le recrutement et les activités pédagogiques et scientifiques seront davantage contrôlés par leur hiérarchie administrative et par les financeurs ? Et ces personnels administratifs et techniques menacés par l’externalisation de leurs activités ? En place d’autonomie, c’est plutôt une forte hétéronomie que promeut la loi LRU en resserrant les pouvoirs dans les mains de quelques mandarins, chefs d’entreprise ou notables.

Finalement, en interpellant le gouvernement sur la question du financement, du fonctionnement et des missions de l’université, les étudiants – dont la LRU réduit la représentation dans les conseils d’administration –, refusent de laisser la définition du service public d’enseignement à quelques experts ou hauts fonctionnaires. C’est aussi la question de la place du service public qui est en cause dans les grèves contre la réforme des régimes spéciaux. Ces métiers au contact du public remplissent une mission spécifique : leur contribution à la cohésion sociale a longtemps eu pour contrepartie la reconnaissance, statutaire si ce n’est pécuniaire, des agents publics. Beaucoup de travaux récents, sur les postiers ou les conducteurs de bus par exemple, ont montré que les mesures de libéralisation avaient non seulement détérioré les conditions de travail et d’emploi de ces salariés mais qu’elles avaient aussi remis en cause leur honorabilité. Au centre des changements qui travaillent notre société, ces agents doivent affronter les logiques de concurrence et de rentabilité tout en étant confrontés aux inégalités et aux souffrances sociales.

C’est l’enseignant face aux enfants de la démocratisation scolaire menacés par la déstructuration du marché du travail, ou encore le cheminot face aux fermetures de lignes régionales et aux territoires relégués. Ne pas dégrader les conditions de travail et d’emploi de ces agents, c’est renouveler la confiance de la société à leur endroit, c’est aussi reconnaître que certaines activités doivent échapper aux seules logiques marchandes. La mise en scène spectaculaire des différentes réformes des services publics empêche de les penser dans leur globalité. Plutôt que d’envisager les services publics au seul prisme des supposés privilèges des fonctionnaires et des coûts qu’ils génèrent, ces réformes doivent être pensées dans leurs dimensions sociales et politiques. Cela nous apparaît comme la condition pour sortir de l’alternative entre l’immobilisme, rejeté par les personnels et les usagers eux-mêmes, et le démantèlement des services publics.

* Appel lancé par le collectif contre la LRU du campus Jourdan (Ecole normale supérieure-EHESS-Ecole d’économie de Paris) : Christian Baudelot, sociologue, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure Stéphane Beaud, sociologue, professeur à l’Ecole normale supérieure Florence Weber, sociologue, professeur à l’Ecole normale supérieure, Jérôme Bourdieu et Muriel Roger, économistes, Inra et Ecole d’économie de Paris Bruno Amable, économiste, professeur à l’université Paris-I Dominique Lévy, économiste, directeur de recherche au CNRS, Ecole d’économie de Paris, etc. A l’initiative du collectif contre la LRU du campus Jourdan (Ecole normale supérieure/EHESS/Ecole d’économie de Paris), paru dans le quotidien Libération du 21 novembre 2007.

(21 novembre 2007)

Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 11:35

 

11/12/07


Nouvel Observateur

Nouvelle journée de manifestation à l'appel de la Coordination

NOUVELOBS.COM | 11.12.2007 | 10:06

Alors que la mobilisation contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités s'essouffle, la coordination nationale étudiante appelle à de nouvelles manifestations.

Une nouvelle journée de manifestations est prévue mardi 11 décembre, à l'appel de la coordination nationale étudiante. Cette dernière souhaite inscrire la mobilisation contre la loi Pécresse "dans la durée", en appelant chaque université à "trouver les modalités de lutte les plus en phase avec la réalité locale", après les réunions du week-end à Nice. Tout en assurant que "la lutte contre la LRU continue dans les universités et les lycées", la coordination reconnaît dans un communiqué que la mobilisation entre "dans une nouvelle phase du mouvement : une lutte sur la durée".

Reprise des cours

Alors que les cours avaient repris la semaine dernières dans de nombreuses universités jusqu'alors perturbées par la contestation étudiante, la coordination estime que "chaque fac doit trouver les modalités de lutte les plus en phase avec la réalité locale". Elle considère que "le blocage est le moyen le plus efficace". La coordination appelle à trois journées de manifestation mardi 11, jeudi 13 et samedi 15 décembre et assure que "plus de la majorité des universités, et de plus en plus de lycées sont toujours en lutte". Une centaine d'étudiants délégués par 23 universités avaient rallié Nice le week-end dernier, selon la coordination. Cette dernière a réitéré ses critiques des "prétendues avancées" du gouvernement qui "ne répondent en rien à [nos] revendications" et de la "répression sans précédent" qui, selon elle, touche les étudiants mobilisés.

Levée de blocages

Les étudiants du pôle Droits et lettres de l'université de Reims ont voté lundi la levée du blocage de leur campus paralysé depuis le 16 novembre, tout comme ceux des facultés de Sciences et de Lettres et Sciences humaines de Nantes. En revanche, la fac de lettres d'Aix a de nouveau été bloquée lundi, et l'université de Lettres et Sciences humaines de Montpellier une nouvelle fois fermée administrativement lundi matin, après avoir brièvement rouvert ses portes. L'université de Provence a quant à elle décidé d'organiser mardi une consultation de tous les étudiants, sur la suite du mouvement qui perturbe les cours depuis plus de quatre semaines. Une dizaine d'universités (Angers, Aix-Marseille I, Grenoble III, Lille III, Montpellier III, Orléans, Pau, Poitiers, Reims, Amiens et Nice) étaient encore touchées par le mouvement en fin de semaine dernière.

 

Samizsat.net

Compte-rendu de l’assemblée générale inter-universitaire du 8 décembre

À l’appel du collectif « Sauvons l’Université ! » (SLU), l’assemblée générale inter-universitaire du 8 décembre a rassemblé plus de 250 personnes [1] dans les locaux de Paris 7 : c’est un succès qui témoigne de la mobilisation et de l’attente des personnels de l’université.

Le collectif SLU a rappelé tout d’abord qu’il a travaillé depuis le début en complémentarité avec Sauvons la Recherche (SLR) et avec les syndicats. Cette convergence a abouti à la journée d’action unitaire du jeudi 6 décembre contre la loi LRU et à l’entrevue entre le directeur de cabinet de Valérie Pécresse et une délégation composée de représentants de l’intersyndicale et des 2 collectifs pour la remise d’un mémorandum en 10 points (voir compte rendu). Des débats animés se sont engagés et focalisés sur deux points : l’organisation du mouvement des personnels mobilisés, les modalités d’actions.

Organisation du mouvement.

> L’AG a voté, à l’initiative de certains personnels en grève de Paris 3 et Paris 10 (entre autres), en faveur d’une Coordination nationale des personnels mobilisés. Cette coordination comprendra de 1 à 3 représentant.es par établissement (si possible avec représentation des enseignant.es chercheur.es, personnels administratifs et techniques et doctorant.es). La première réunion de la coordination se tiendra samedi 15 décembre dans les locaux de Paris III. Les détails pratiques de l’organisation de cette coordination seront disponibles sur la liste coord-u(arobase)ras.eu.org. Pour s’inscrire à cette liste : coord-univ-request(arobase)ras.eu.org.

> Tout en se félicitant de la création de cette coordination, le collectif SLU a de son côté appelé à la mise en place de structures plus souples, sous forme de comités locaux du mouvement SLU – certains existent déjà – afin d’amplifier sur chaque campus la mobilisation, et de créer des espaces de réflexion sur les contre-propositions à la loi.

^ L’AG a insisté sur le caractère non concurrentiel de la coordination et des mouvements (SLU, SLR, syndicats), qui tous conservent naturellement leur autonomie. SLU entend en particulier enrichir son site de toutes les réflexions et propositions d’actions des collègues syndiqués ou non, membres de la coordination nationale ou non. Pour adresser des informations et suggestions : postmaster(arobase)sauvonsluniversite.com.

Modalités d’actions.

Un certain nombre de propositions d’actions ont été approuvées par l’AG : qu’elles soient comprises comme autant de possibilités devant être déclinées selon les situations locales.

> Mise en place d’un vote interne dans chaque université à l’attention de tous les personnels sur la question : « Etes-vous pour ou contre l’application de la loi LRU » ?

> Actions relevant de la « grève du zèle », c’est-à-dire d’une application scrupuleuse de nos charges. Exemples : demande systématique des textes de lois nous obligeant ou nous autorisant à faire telle ou telle démarche ; envoi systématique de nos relevés de notes en recommandé au seul rectorat pour accord. En arguant du fait que dans la nouvelle loi, la note servant non seulement à évaluer le travail d’un étudiant, mais à mesurer les taux de réussite des universités et par là même à décider du montant des financements accordés, la décision échappe en grande part à la compétence du seul enseignant.

> Action à construire en collaboration avec SLR, praticien de la démarche : inviter à une démission collective des directeurs d’UFR et d’équipes de recherche.

> Faire en sorte que les C.A. ne votent pas les nouveaux statuts, quand c’est encore possible.

> Concernant l’évaluation des laboratoires en cours : relayer nationalement par une lettre aux experts de l’AERES [2] pour expliquer notre désaccord avec les critères d’évaluation (car ces critères seront importants dans la modulation des services).

> Concernant les maquettes LMD, établir une action au niveau national contre la destruction des formations disciplinaires et la mise en place d’enseignements professionnalisants au rabais.

> Actions médiatiques multiples :

  • Appel à tous les chercheurs et universitaires qui parlent dans les médias pour qu’ils s’expriment contre la LRU ; diffusion de ce mot d’ordre par nos réseaux.
  • Par tous les abonnés du journal Le Monde, envoi d’une lettre de protestation motivée par la non-couverture de l’inquiétude de la communauté universitaire dans les colonnes du quotidien.
  • Signature électronique automatique de nos mails par une formule du type « enseignant-chercheur en colère / contre la loi LRU »
  • Décision d’une journée d’action et de grève mardi 11 décembre 2007 (jour fixé en accord avec celui que décidera la coordination étudiante réunie ce week-end).

Propositions du SNESUP :

  • une journée d’action pour le vendredi 14 décembre, et, la semaine suivante, pour le mercredi 19 décembre (l’idée étant de changer de jour pour que ce ne soient pas toujours les mêmes qui fassent grève).
  • Début janvier, une manifestation nationale unitaire, en accord avec les projets de SLR et des autres syndicats.
  • Utiliser le mémorandum qui a été remis à la ministre.

> D’autres propositions d’actions et de mobilisations seront recueillies et diffusées régulièrement sur le site de SLU.

En conclusion, l’A.G. appelle les collègues à poursuivre et à étendre leur mobilisation, y compris sous des formes nouvelles, et exprime le voeu que SLU continue son travail en liaison avec SLR, les syndicats et la nouvelle Coordination nationale.

Source ou site Web en rapport : Sauvons l’université - http://www.sauvonsluniversite.com

[1] Les présent.es provenaient des établissements et organisations suivants : Université Aix-Marseille 1, Université d’Amiens, Université de Besançon, Université Bordeaux 3, Université de Brest, Université de Caen, Université de Cergy Pontoise, Université de Dijon, Université Grenoble 3, Université Lille 3, Université Lyon 1, Université de Marne la Vallée, Université Montpellier 3, Université d’Orléans, Université Paris 1, Université Paris 3, Université Paris 4, Université Paris 5, Université Paris 6, Université Paris 7, Université Paris 8, Université Paris 9, Université Paris 10, Université Paris 11, Université Paris 13, Université de Poitiers, Université de Reims, Université de Rouen, Université de Toulouse Le Mirail, Université de Tours, Université de Versailles St Quentin, CNAM Paris, CNRS, ENS, ENS-LSH, ENSAD, INALCO, SNESUP. Etaient présentes à l’AG des personnes mandatés par : l’UFR Lettres et l’UFR de l’Université de Poitiers, l’UFR Lettres-Sciences Humaines et l’UFR Psychologie de l’université de Rouen, l’Université de Tours, l’Université de Lille III, le Collectif des personnels et Intersyndicale (CGT, FSU, SUD) de l’Université de Caen.

[2] AERES : Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (http://www.aeres-evaluation.fr).

Publié par  Rhizome

Mise en ligne le mardi 11 décembre 2007 à 11:47

10/12/O7

Libération



La fermeté d'une blonde

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a réussi à imposer sa loi sur l’autonomie des universités en jouant sur les divisions étudiantes. Une journée avec Valérie Pécresse.

VÉRONIQUE SOULÉ

QUOTIDIEN : lundi 10 décembre 2007

Valérie Pécresse, 40 ans, est désormais l’une des personnalités en vue du gouvernement de François Fillon. Face à la contestation étudiante, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a tenu bon. Le mouvement, lancé fin octobre, marque le pas. Elle n’a pourtant rien lâché sur la loi libertés et responsabilités des universités (LRU), dénoncée comme une «privatisation» déguisée et présentée par Fillon comme «la réforme plus importante de la législature». Courant de plateaux télé en studios radio, l’ancienne porte-parole de l’UMP a répété que l’on ne revenait pas sur une loi dûment négociée et votée, le 10 août, par le Parlement. Vendredi, sa journée commençait sur le même refrain.

8 h 15 Dans la nuit, la voiture ministérielle s’arrête devant le siège de Radio Classique. Etole rose pâle sur un imper en cuir bordeaux, Valérie Pécresse, qui habite toujours Versailles avec sa famille, s’engouffre dans le hall d’immeuble. «Vous êtes attendue ?» lui demande-t-on à l’accueil. Elle confirme, amusée. «Peut-on parler d’une crise finissante ?» lui demande l’intervieweur. «Le mouvement s’éteint mais de façon lente», répond-elle, prudente. «Qu’avez-vous lâché ?» «Nous n’avons pas reculé.» C’était la ligne rouge : on ne touche pas à la loi, elle fait partie des réformes promises par Nicolas Sarkozy, vitales pour moderniser le pays. Seul le reste est négociable…

L’un des journalistes de la radio, une connaissance sans plus, l’embrasse pour lui dire au revoir. Valérie Pécresse, blonde et avenante, paraît tellement nature qu’on croit vite la connaître. Dans Paris Match, où elle a posé allant au marché avec son mari, elle a calé son personnage : celui d’une femme-proche-moderne-normale qui ne s’habille pas haute couture (façon Rachida Dati) et refuse de poser avec ses trois enfants (comme le ministre de l’Education, Xavier Darcos, avec son petit dernier). Personnage léger mais qui ne lâche rien, dans le moule de l’inflexibilité sarkozienne. «Tu gères, tu nous tiens au courant», lui a-t-il enjoint quand la colère a grondé. «La loi avait été dûment négociée avec les syndicats mais on s’attendait à ce que ça bouge, confie-t-elle. Besancenot nous avait avertis d’un troisième tour.»

9 h 45 Inauguration d’un colloque organisé par la nouvelle Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, l’Aeres, dans les locaux du ministère. Valérie Pécresse évoque Pierre Bourdieu - contre Jaurès, Blum ou Bloch, pour Sarkozy : «Les inégalités les plus profondes sont celles que l’on croit innées alors qu’elles sont acquises.»

10 h 55 Visite d’un laboratoire de recherche sur les maladies rares à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour saluer, à quelques heures du lancement du Téléthon, les avancées faites grâce aux dons. La directrice du labo explique que l’on progresse, entre autres, dans la greffe d’un muscle sain sur un autre atteint. Devant son microscope, une femme se plaint d’avoir un emploi précaire. «Justement, la loi LRU est pour vous, lui répond ravie Valérie Pécresse, vous pourrez avoir un CDI, puis au bout de six ans demander votre nomination.»

La ministre partie, une chercheuse explique l’inquiétude du personnel : «Je pars bientôt à la retraite et j’aimerais passer la main à quelqu’un, mais ça n’est pas possible : nous avons des thésards ou des contractuels, on les forme puis ils partent.» Elle redoute que les fonds privés, encouragés par la nouvelle loi, remplacent peu à peu l’Etat : «Les recherches qui ne sont pas porteuses pourraient alors être abandonnées.» Des craintes, également formulées par les étudiants, que la ministre balaie : «C’est faux, les universités pourront répartir comme elles veulent les fonds privés collectés.»

13 heures Jean Fabbri, le secrétaire général du Snesup, principal syndicat des enseignants du supérieur, sort en colère de son entretien avec la ministre : «Elle sait tout sur tout, à chaque fois elle vante ses mesures. Nous n’avons plus qu’à poursuivre la lutte.» Un dialogue de sourds durant lequel la ministre est restée de marbre. «Il a parlé d’un moratoire sur la loi et croyait avoir fait un geste en ne demandant plus l’abrogation, mais la loi je ne peux pas la suspendre», explique-t-elle.

Pour cette raison, elle ne rencontre pas la coordination nationale étudiante (qui réunit les délégués élus lors des AG dans les facs, syndicalistes de SUD, militants d’extrême gauche et non affiliés) qui réclame «l’abrogation sans négociation». A quoi bon ? Elle a déjà participé à des débats avec eux. Chaque fois ils refusent de lui serrer la main. L’un d’eux lui a même dit qu’il lui enverrait bien quelques pavés. Elle dit avoir la «hantise» d’un incident qui dégénère, provoqué par «une minorité ultraviolente»- des trotskistes, souvent, selon elle -, et non pas par les forces de l’ordre, qui ont pour consigne d’éviter l’escalade. Elle est convaincue que les conditions de vie des étudiants sont au cœur du malaise actuel, d’où ses annonces (une hausse des bourses, des crédits pour le logement).

13h45 La délégation du syndicat Unsa Education qui vient d’être reçue sort contente : le contact a été bon, la ministre ouverte. Et pour cause : l’Unsa ne demande pas l’abrogation de la loi LRU, mais «souhaite des modifications», notamment pour limiter le recours aux contractuels. «Ce qui nous intéresse surtout, c’est la question des carrières», explique Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa, satisfait d’annoncer que le «chantier» sur les carrières s’ouvrira le 18 décembre.

Le 13, il y aura eu déjà l’annonce du plan «Réussite en licence», destiné à lutter contre l’échec lors des premières années à la fac. Officiellement, la ministre «accélère» ces chantiers pour apaiser les craintes. En réalité, elle ne fait que rattraper le retard pris à cause de la crise étudiante. Simple question d’affichage.

15 h 25 Départ pour le Sénat, qui consacre une ultime séance au budget de l’Enseignement supérieur avant le vote. Dans la voiture, mise au point avec sa jeune conseillère des réponses aux derniers amendements proposés. Devant une dizaine de sénateurs, elle vante les efforts financiers «sans précédent» de l’Etat : «Il n’y a pas une seule suppression de poste. Les universités vont recevoir des budgets en hausse de 10 à 20 %.»

Puis elle commet une bourde. Pressée d’en finir après les interventions des sénateurs de gauche hostiles à son budget, elle expédie ses commentaires en cinq minutes. Les sénateurs sont outrés. Bardée de diplômes - l’ENA, HEC -, bosseuse et sûre d’elle, la ministre, vexée d’être prise en défaut, doit s’excuser.

Retour au ministère : le point sur les mobilisations dans les facs. La conseillère rayonne, le reflux se confirme : il n’y a plus que onze sites perturbés, alors qu’au plus fort de la crise il y en avait une cinquantaine. «Et à Amiens, où il y a eu un problème, à Toulouse, Perpignan ?» interroge Valérie Pécresse. Ce jour-là, il n’y aura pas besoin de téléphoner au Président, ou au Premier ministre, pour rendre compte de la situation.

19 h 40 Départ pour la Mutualité, où la candidate à la mairie de Paris et tête de liste UMP dans le XVIIe, Françoise de Panafieu, tient une réunion. Un rajout au programme de dernière minute. «Ça fait longtemps que je n’ai pas fait de politique, ce sera amusant de tester un peu ma popularité.» La ministre aime les figures obligées du métier : discuter, expliquer, convaincre, mais aussi serrer des mains, fendre la foule, parler à des anonymes.

Direct et offensif, son style a fait mouche. Elle a su habilement jouer des divisions étudiantes. Dénonçant les «bloqueurs» et autres gauchistes qui empêchent la majorité de travailler, elle a négocié avec les modérés de l’Unef, le principal syndicat étudiant, d’autant plus pressé de sortir du mouvement que son président, Bruno Julliard, se lance en politique (pour les municipales à Paris). Elle s’est assuré le soutien des présidents d’université, favorables à la loi qui renforce leur pouvoir. Enfin, elle a pu compter sur les parlementaires UMP, qu’elle a côtoyés comme députée des Yvelines.

Ses collègues du gouvernement, eux, n’ont pas toujours été tendres, certains lui reprochant d’avoir été absente au début de la crise, d’autres la jugeant trop présente dans les médias, d’autres encore regrettant que sa loi soit trop tiède. En tout cas, elle a déjà tiré deux leçons de la crise : «Les réformes doivent être très accompagnées, il y a des peurs à lever, ensuite il y a un grand appétit d’expression démocratique, plus que je ne le pensais.»

20 h 20 Il pleut des cordes, départ pour Versailles. Valérie Pécresse ouvre la portière arrière de la voiture :«Regardez avec quoi je repars.» Un carton rempli de dossiers est posé sur la banquette, afin qu’elle puisse travailler durant le trajet tout en surveillant ses textos. Nicolas Sarkozy veut des ministres «qui se bougent». Valérie Pécresse est vraiment une bonne élève.

10/12/07

Libération

 

Loi Pécresse : «Sud-étudiant fera tout pour que le mouvement reparte après les partiels»

 

Kamel Tafer, militant de Sud-étudiant et ex-porte-parole de la coordination nationale étudiante, espère un «rebondissement» du mouvement contre la loi LRU et dénonce la position de l’Unef. Entretien.

 

François VIGNAL

LIBERATION.FR : lundi 10 décembre 2007

 

Militant du syndicat Sud-étudiant – très présent depuis le début du mouvement contre la loi sur l’autonomie des universités – et ex-porte-parole de la coordination nationale étudiante lors de sa première semaine d’existence, Kamel Tafer espère que la mobilisation étudiante, aidée par celle des enseignants-chercheurs, trouvera un «second souffle» après les partiels de janvier.

 

La coordination nationale étudiante, qui s’est réunie ce week-end à Nice, estime que la mobilisation entre «dans une nouvelle phase du mouvement : une lutte dans la durée». N’est-ce pas implicitement un constat d’échec ?

Non, pas du tout. La coordination nationale prend en compte le fait qu’il y a un peu moins de facs mobilisées aujourd’hui, notamment parce que les partiels et les vacances de Noël arrivent et parce que les médias parlent très peu du mouvement. Cela rend le contexte beaucoup plus difficile. Mais c’est tout sauf une ligne de résignation ou de démobilisation. Inscrire la lutte dans la durée, c’est se donner le moyen d’un second souffle, d’un rebondissement. Les enseignants-chercheurs qui se mobilisent de plus en plus, comme ceux du collectif Sauvons l’université, pourront nous y aider.

La mobilisation a-t-elle pâti de l’approche des examens ?

C’est sûr. Chez tous les étudiants, ça compte, y compris les étudiants mobilisés. Les partiels sont dans la tête de tout le monde. Ça a joué dans la démobilisation, plus que les négociations de l’Unef avec Valérie Pécresse. Mais nous sommes d’autant plus confiants pour la suite du fait de la mobilisation des enseignants. S’ils ne font pas cours, la question des examens ne pose plus problème. En tout cas, à Sud-etudiant, on fera tout pour que ça reparte sur les mêmes bases après les partiels.

Pourquoi les annonces faites par Valérie Pécresse à l’Unef sont-elles insuffisantes pour vous ?

Elles le sont car l’Unef n’a pas négocié sur la loi LRU, mais sur autre chose : des crédits supplémentaires pour l’université et les bourses, une pseudo mission sur le cadre national des diplômes qui ne garantit rien, car ce n’est pas une loi. Comme l’Unef n’a pas négocié sur la loi elle-même, la loi s’appliquera dans toutes ses modalités, comme le dit Valérie Pécresse. C’est pour cela qu’il faut continuer la mobilisation. Sur les crédits supplémentaires, la vente de 5 milliards d’actions EDF nous pose problème sur le fond. Surtout, en vendant ces actions, ça n'a pas rapporté l’argent promis. C’est une preuve qu’entre les engagements et les déblocages de crédits, il y a un grand écart.

Selon Valérie Pécresse, les risques de privatisation sont une «fausse peur». Pourquoi les fondations, qui permettront le financement privé des universités, sont-elles dangereuses selon vous ?

Pour nous, la loi Précresse est le cheval de Troie de la privatisation rampante de l’université. Elle introduit des éléments dangereux comme la place grandissante des entreprises dans le conseil d’administration des universités, le fait que les entreprises financeront l'université et donc influenceront le contenu des cours. Cette privatisation n’est pas pour demain, mais pour les années à venir. C’est un modèle d’université à l’anglo-saxone qui s’installe.

 

 
Samizsat.net

Lille : au coeur du mouvement étudiant

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »
(Bertolt Brecht)

Autonomie, le mot est lâché. Depuis le 10 août 2007, nos universités sont sous le régime hyperprésidentiel de l’autonomie. Il a fallu un mois pour qu’on réagisse et qu’on comprenne vraiment les enjeux réels de ce qui nous était présenté comme un gain de liberté pour nos campus par rapport au pouvoir central. Les syndicats s’organisent, les étudiants se mobilisent, on parle de privatisation, de perte de représentativité des étudiants et personnels dans les conseils, d’omniprésence progressive des chefs d’entreprises, de fermeture de filières et d’augmentation des frais d’inscription. Tout ça semble compliqué, mais les Assemblées Générales s’enchaînent pour lister les ravages qu’implique cette loi. Certains lisent le texte de lois, d’autres se contentent d’en lire les analyses, beaucoup font confiance aux discours et une minorité s’intéresse au contexte législatif de cette loi qui semble s’inscrire dangereusement dans une logique globale de mise en concurrence et de privatisation des services publics.

Très vite, on ressort les méthodes d’organisation mises en place lors de la lutte contre le CPE et des règlements d’Assemblée Générale sont votés, des bureaux avec un président, deux secrétaires et deux modérateurs sont constitués, des commissions sont instaurées. Mais il faudra attendre la semaine fatidique du 6 novembre pour que les chaises et les tables se transforment à nouveaux en matériel de construction et que derrière toutes les portes de nos facs s’érigent des barrages infranchissables et gardés. C’est grâce à ce dispositif que seront possibles les débats animés qui partout monteront durant plusieurs semaines des amphis occupés.

Les premières AG rassemblent des centaines de personnes qui viennent pour s’inquiéter, chacun à sa manière, de la poursuite des études. Un clivage sépare ceux qui revendiquent leur « droit d’étudier » et ceux qui lui préfèrent le « droit à l’éducation. » La nuance est subtile, mais la différence est visible : il y a ceux qui voient dans l’avenir et ceux qui veulent avant tout voir se finir sans dommage l’année commencée. On entend s’exprimer l’individualisme des uns, l’inquiétude des autres. Mais parfois les deux se mélangent, alors un grand nombre d’étudiants perdent leurs repères : qui croire ? Où sont les gentils et où sont les méchants ? Les altercations entre partisans du blocage, anti-bloqueurs, pro-LRU, anti-autonomie, sortent du débat d’idées pour entrer dans celui de l’appartenance sociale. Si on écoute les discussions, il y aurait d’un côté des bourgeois pétris de confort, de l’autre des anarchistes fainéants et indisciplinés. Mais à force d’AG et de débats houleux, on s’aperçoit que la chose n’est pas si simple et qu’on a avant tout à faire à un clivage entre « ceux qui font confiance aux politiques » et « ceux qui savent qu’on se fout d’eux », entre « ceux qui se plient » et « ceux qui se révoltent », mais aussi entre « ceux qui s’informent » et « ceux qui s’en fichent. »

Ce sont finalement les bloqueurs qui l’emportent pendant plusieurs semaines, alternant les initiatives, les actions et les manifestations, pour se faire voir et se faire entendre. Mais les médias ne suivent pas. Souvent la télévision montre les bloqueurs comme de dangereux extrémistes, on voudrait faire croire aux spectateurs de la société que ces votes majoritaires sont le fait d’une minorité intolérante. Les articles s’enchaînent et se focalisent sur le mécontentement des « usagers en galère », les mêmes qu’on interroge sur les quais des gares pour montrer que la grève, qu’elle vienne des cheminots ou des étudiants, est une chose innommable qui gêne le consommateur et porte atteinte à l’ordre public. Les journalistes ont les mains liées par leurs rédactions, par ce qu’ils appellent la « ligne éditoriale », et ne semblent pas s’alerter de cette nouvelle forme de censure : ce qu’on montre des grèves, c’est ce que les autorités voudraient que la population en pense. Les étudiants réagissent vite, votent l’exclusion des médias et quand la coordination nationale se réunit chaque week-end dans une ville de France, les journalistes sont relégués avec humour dans des zones entourées de barbelés dessinés à la craie ou dans des salles de quarantaine. La réplique est facile, les étudiants mobilisés sont des dictateurs et désormais tous les qualificatifs sont possibles : khmers rouges, terroristes...

Et puisqu’ils sont des criminels, on mobilise contre eux les Brigades Anti-Criminalité, on déploie les CRS. Rien n’empêche plus les caméras de montrer la police attaquer avec violence les étudiants. Les spectateurs s’en réjouissent, applaudissent cette violence légale. On est choqué. La société a-t-elle perdue toutes ses valeurs ? Tout est-il possible ? Oui, définitivement oui. Les coups de matraques pleuvent, le gaz est projeté à la face des gens jusque dans les rues commerçantes où des centaines de gens non impliqués, de tous âges, en prennent dans les poumons et dans les yeux (Rue de Béthune à Lille le jeudi 6 décembre). Rien ne les empêche de frapper à hauteur du visage. A Nantes un étudiant reçoit un projectile de flash-ball à deux centimètres de l’oeil et manque de le perdre (27 novembre). Beaucoup d’autres subissent des points de suture au front, à l’arcade, aux tempes. Ailleurs on voit un président d’IEP attaquer ses étudiants à coups de poubelle métallique (Grenoble le 29 novembre) ou des CRS charger des lycéens avec une violence sans égale (Lycée Pasteur le 29 novembre). Tout le monde se pose la question et en connaît secrètement la réponse : un pays qui laisse la police frapper ses lycéens mineurs et ses étudiants est-il en bonne santé ?

Mais la lutte continue et les incidents n’ont pas pour effet de calmer la mobilisation, mais plutôt de radicaliser ceux qui étaient les plus concernés, les plus conscients des risques qu’implique cette loi. Ca et là fleurissent les manifestations sauvages, les occupations de locaux institutionnels, les actions matinales et insolentes. On se soucie désormais plus tant de ce que bavent les journalistes, mais plutôt du prix qu’a l’avenir, de ce que vaut la révolte. On sait qu’elle est légitime, mais on ne veut pas qu’elle soit anéantie parce que le rapport de force est beaucoup trop désavantageux. Alors on accepte les votes administratifs qui désincarnent la lutte, on sollicite les médias pour des communiqués explicatifs, on reprend le temps d’expliquer pédagogiquement ses revendications... On contacte les autres secteurs en lutte, on se rend dans les AG interprofessionnelles où se réunissent de façon sporadique les représentants de syndicats professionnels. On clarifie ses revendications. A Lille, on donne vie à une double plateforme de doléances.

La première fait état de ce que l’on refuse :

  • la dépense libre des dotations de l’Etat, voire libre fixation des frais de scolarité, c’est-à-dire une augmentation progressive et sans limite des frais d’inscriptions.
  • la répartition libre des crédits de l’Etat dans les différentes filières, donc instauration de filières dites rentables et fermeture progressive de filières dites « poubelles »
  • une sélection progressive sur dossier à l’entrée de l’université.
  • un recrutement autonome des enseignants, des chercheurs et du personnel administratif. Voire libre gestion de la politique salariale et des plans de carrière, donc signature de contrats de droit privé.
  • la perte de représentativité des enseignants, personnels et étudiants dans les Conseils d’Administration au profit de la seule présidence.
  • l’entrée des entreprises dans les organes décisionnels de l’université, impliquant le droit de regard des chefs d’entreprises sur les budgets et le contenu des filières.
  • l’appel à des financements privés de la part des universités pour subvenir aux besoins financiers dont l’Etat s’est désengagé.
  • l’acquisition de valeurs mobilières et constitution de fonds de placements par les universités, donc transformation de l’université en entreprise.

La seconde fait état de ce que l’on demande :

  • la suppression de la LRU, de la Loi sur l’Egalité des Chances et l’opposition à l’instauration du processus de Bologne.
  • un service public gratuit, de qualité et non soumis aux lois du marché (qui implique la suppression des franchises médicales).
  • la titularisation des précaires de la Fonction Publique.
  • les 37,5 anuités pour tous.
  • la généralisation de la semaine de 4 jours (32 heures) générant la création de CDI.
  • une meilleure répartition des richesses, par l’instauration de taxes sur les grosses fortunes et les transactions.
  • la régularisation des sans papiers présents sur le territoire français (impliquant l’arrêt des expulsions).
  • l’abandon des réformes de la carte scolaire et de la carte judiciaire.
  • un logement décent pour tous.

Finalement tout semble très difficile, la fatigue monte, les bloqueurs quittent les barrages. On déplore la faible participation des enseignants qui se disent pourtant solidaires, on les accuse de ne pas avoir de conscience, d’être des socialo mous. Pourtant, dans certains endroits l’activité militante persiste, comme à Lille où le campus de lettres de Lille3 s’accroche à son blocage et continue à faire tourner ses commissions. Avec les facs voisines on continue de crier sa colère et on ne cède pas au fatalisme. La lutte aura-t-elle un avenir ? Dans les esprits résonne la réponse : la police nous le dira. Oui, car en définitive, ce qu’on retire de cette lutte, c’est que le pouvoir est devenu autoritaire, qu’il n’écoute pas et n’entend pas, qu’il fait parler les matraques au préalable de toute tentative de dialogue...

Enous

Reportage publié sur le site Contre-faits :
http://www.contre-faits.org/spip.ph...

Source ou site Web en rapport : Contre-faits - http://www.contre-faits.org/

Publié par  Aris

Mise en ligne le lundi 10 décembre 2007 à 08:52

 


Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 11:26

Mardi 6 novembre

  • Paris : La Sorbonne évacuée. Des étudiants venus occuper les locaux de la Sorbonne, à Paris, ont été délogés par les forces de l’ordre dans la nuit de mardi à mercredi, selon Reuters. Une centaine de personnes auraient été évacuées sans incident.

Mercredi 7 novembre

  • Nantes : Vote du blocus de la fac de lettres et sciences humaines le matin. Evacuation par les forces de l'ordre le soir à 21h.
  • Paris : 1.400 étudiants de l'université Paris I ont voté le blocage et l'occupation de Tolbiac jusqu'à la prochaine assemblée générale, prévue vendredi. La police a évacué mercredi soir, après 22HOO, les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement. Les étudiants, qui occupaient les lieux sont sortis "dans le calme, sans discuter. La préfecture de police, qui agissait sur réquisition du président de Paris I, a confirmé à l'AFP "l'évacuation de 75 personnes, sans incident et sans * interpellation".

Vendredi 9 novembre

  • Aix en Provence: à 22h00, alors que les étudiants de la faculté de lettres mobilisés contre la loi d'autonomie des universités occupaient les locaux du site Schuman, ils ont été violemment évacués. Plus de 60 CRS ont pénétré dans l'enceinte de la faculté et ont encerclé les grévistes afin de les pousser vers la sortie. Les étudiants ont réagi calmement et sont restés solidaires en formant une chaîne. Ils n'ont pas opposé de résistance aux forces de l'ordre et ont quitté les lieux à la troisième sommation. Des heurts ont eu lieu lors de cette évacuation, mais il ne fut procédé à aucune arrestation

lundi 12 novembre

11h00, les CRS entrent sur le campus bloquent l'entrée de l'amphi où l'AG était prévue. 200 étudiants sont restés face aux CRS et la tension est montée, finalement selon l'AFP quelques uns on tenté de forcer le passage entre les boucliers des CRS qui les ont arrosés de gaz lacrymogènes. Finalement les étudiants sont revenus en brandissant des livres sous le nez des CRS appuyant leur geste par les slogans: "Des bouquins, pas des matraques!", "la police hors des facs". Selon le témoignage d'un étudiant très engagé cela ne s'est pas passé comme l'AFP le prétend: Une centaine de membre de la police nationale et de la gendarmerie mobile (unité de prévention) charge et gaze les étudiants grévistes à hauteur des bâtiments A et B. Tout cela sous les applaudissements de la direction de l’université et des réactionnaires. Face à la résistance et au nombre des étudiants (300 environs) aucune interpellation ne fut effectuée. L'AFP ne dit pas non plus qu'une AG a tout de même eu lieu (environ 1500 étudiants) avec une force présence des militants UMP. Ces derniers ont eu comme consigne de venir en force sur Nanterre pour voter contre le blocage. Le blocage est finalement reconduit par 900 voix contre 500.

mardi 13 novembre

  • Paris : Sorbonne : AG de 600 vote le blocage, 400 étudiants sont maintenus à l'extérieur de la Sorbonne par un cordon de police.
  • Tours La BAC arrête 2 étudiants.
  • RENNES selon un contact, les étudiants ont tenté une première fois de prendre la gare mais n'y sont pas parvenus (présence de 16 cars de CRS/gendarmes mobiles). Ils ont ensuite tenté de prendre la rocade où ils ont une nouvelle fois échoué. C'est en retournant en centre ville que les premiers incidents ont débuté. Les manifestants ont jeté sur la route tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage. Les flics ont répondu par des lacrymogènes. Les manifestants les ont alors caillassés. A 16h45, les étudiants de Rennes signalaient déjà 5 arrestations dont certaines ciblées (un membre de Sud Etudiant notamment). Plusieurs personnes interpelées par la police ont été relâchées. Seules 2 personnes seraient poursuivies dont une pour violence sur agent.
  • Grenoble: Intervention des CRS (entendu sur france inter mercredi 14/11 au matin). Une quarantaine d'étudiants de l'université de Grenoble/Saint-Martin d'Hères (Isère), qui venaient d'investir l'amphithéatre de l'université III Stendhal (lettres), ont été évacués par la police dans la soirée de mardi, a-t-on appris mercredi de source policière. L'intervention de la police, vers 22H00, à la demande du président de l'université Patrick Chezaud, s'est déroulée sans heurts, selon la même source. Réunis en assemblée générale mardi après-midi sur le campus, près d'un millier d'étudiants avaient reconduit la grève et décidé une occupation des locaux. Suite à cette occupation, trois étudiants ont été placés en garde-à-vue pour avoir pris sur un chantier du matériel (dans l’objectif de barricader le bâtiment occupé).http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5658

mercredi 14 novembre

  • Rouen : Six étudiantes qui avaient retardé des trains en occupant des voies mardi 13 novembre à Rouen ont été convoquées mercredi pour le 26 février devant le tribunal correctionnel pour répondre «d'entrave à la circulation d'un véhicule de chemin de fer».
  • Grenoble, le blocage de la fac est total. En début d’après-midi, un assez important cortège étudiant rejoint la manif des cheminots. A la fin de cette manif, une partie des étudiants se dirigent en manif sauvage vers le comico, en vue d’exiger la libération des trois personnes placées en garde-à-vue la veille. Quand la manif sauvage arrive devant le comico, plein de flics armés protègent le lieu, mais les trois étudiants sont dehors, libres (et semble-t-il sans poursuites judiciaires).
  • Rennes : Les étudiants qui bloquaient l'université de Rennes 2 ont été évacués par la police dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15. Vers 2 h du matin, un vent de panique se met à souffler sur la fac. Un escadron de gendarmerie mobile, une compagnie de CRS et la section d'intervention du commissariat de Rennes investissent le parking de l'université. Une trentaine de fourgons au total et 180 hommes. Un cordon de CRS contourne d'abord le bâtiment avant de pénétrer dans les lieux occupés sans se heurter à la moindre résistance. Les chaînes et les barricades ne tiennent pas longtemps. En quelques minutes, les forces de l'ordre sont à l'intérieur. Les étudiants sont réunis au milieu du hall dans le calme. Pas un coup de matraque n'est donné. ils sont sortis sans opposer de résistance abandonnant sur place, fauteuils, canapés, sacs de couchage, matelas, réserves alimentaires.

jeudi 15 novembre

  • Grenoble, le blocage de la fac continue. Des étudiants vont à l’AG des cheminots, qui continuent leur grève également. En fin d’après-midi, entre 130 et 150 personnes se réunissent en comité de grève dans une des (petites) salles de l’Agora. Ils décident d’occuper un amphi, et plus si affinités. Cette fois, direction Grenoble 1, les deux autres facs étant fermées administrativement. Réuni dans un amphi, le comité de grève continue. Et vers 22h, la présidence se pointe et "demande" la même chose que mardi soir : "vous dégagez de vous-mêmes ou les flics viendront vous dégager". Des CRS accompagnés de la BAC expulsent les étudiants qui occupent l’amphi. Dehors, quelques bousculades ont lieu, un étudiant se fait traîner par les cheveux, il est arrêté momentanément puis relâché quelques dizaines de minutes plus tard, sans poursuites.
  • Paris : Occupation Sorbonne 1: 22h06 : La sorbonne est toujours occupée par une centaine de personnes qui se sont barricadées dans une salle au 1er étage (rue Victor Cousin). L’intervention des flics semble imminente. (22h48) : La Sorbonne a été évacuée à l’instant par les Gardes Mobiles. Aucune interpellation à déplorer. Jeudi soir, la police a évacué sans incidents 50 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, puis, 80 autres qui bloquaient le deuxième étage de l'université au coeur du Quartier latin, a précisé la préfecture de police.
  • Lyon 2 également évacué suite à l’intervention des CRS ce soir à 22h30. Environ 200 personnes ont occupé la fac des quais , barricadés dans un amphi. Une quinzaine de cars de CRS, police et gendarmes mobiles arrive dans les rues autour de la fac. A l'intérieur, le mot d'ordre était de les attendre et de sortir groupés, sans pour autant leur faciliter la tache (fermeture à clé de l'amphi, barricade à l'intérieur). Les médias sont présents à l'intérieur et a l'extérieur. Les CRS défoncent les portes (du bel amphi Laprade tout beau tout neuf) accompagnés du vice président, et nous demandent de sortir. Refus au départ, puis ils tentent de chopper des gens un à un, ça résite un peu, puis on commence à sortir a quelques uns, tirés par les CRS. Dans la fac, c'est une haie de CRS qui nous escortent jusqu'à la sortie ou les journalistes prennent des photos. Tout le monde finit par sortir sous les slogans: "police partout! justice nulle part!";. A priori, pas d'arrestation. Faire appel aux forces de l'ordre pour évacuer l'université est un fait rare dans l'histoire de Lyon 2 considérée comme progressiste. Voir le film sur http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=12&article=3449
  • Nantes: A 23 heures, 100 CRS ont évacué les cinquante étudiants qui occupaient pour la quatrième nuit concécutive le batiment de lettre "Le Tertre". 6 fourgons, les CRS explosent les portes pour rentrer (et on va être tenu responsable pour ça bien sûr comme nous l'a expliqué la présidence) et sortent les occupants à coup de matraque, apparemment certains se sont fait mal (ou on leur a fait mal ...). La répression augmente alors que le mouvement prend de l'ampleur (blocus de droit et de sciences voté hier et aujourd'hui!). Aucune info concernant d'éventuelles arrestations. Cettedécision d’expulser la faculté n’a pu être pris que conjointement entre le président de l’université nantaise et le préfet (qui lui reçoit ses ordres des plus hauts responsables de l’état). "Pourquoi le gouvernement cherche t’il l’affrontement ?"
  • Strasbourg A l'AG de midi dans l'amphi 1 de l'Université Marc Bloch avait été votée l'occupation (et pas le blocage) de cet amphi.Le Président de la Fac, fait intervenir les forces de l'ordre pour évacuer : lacrymo, pas de blessés, pas d'arrestations...juste un "cordon bleu" devant la fac...

vendredi 16 novembre

  • Paris : Ce matin à la Sorbonne, la police (flics en civil avec brassard police) est intervenue très violemment, avec les vigiles, contre les grévistes rassemblés pacifiquement devant la porte du Conseil d’administration de Paris IV. Une arrestation a été effectuée.
  • Montpellier 3 (Paul Valery) a été évacuée a 6 heures ce matin, elle était bloquée par une cinquantaine de personnes depuis plusieurs jours. L'opération s'est déroulée sans incident. Les étudiants sont venus se réfugier à la fac de sciences. La police était sur place peu avant 8H00 afin de filtrer les entrées, a indiqué une source policière au journal Libération. Selon Europe1 , 5 personnes ont été arrêtées. Ecoutez le récit de l'évacuation de l'université Montpellier 3 avec Yann Terrou. http://www.europe1.fr/informations/articles/764160/univ....html
  • Nantes bien que les locaux soient fermés administrativement, des étudiants ont quand même réussi à rentrer (et sans rien casser) vers 16h ... ... pour se faire dégager vers 19/20h ... les CRS. Ceux ci ont explosé une porte sans trop se poser de question : pour la petite histoire, c'est une sorte de sas, la première porte était effectivement fermée, pas la deuxième, qu'ils ont quand même explosé à coup de bélier, bravo. On appelle à la démission du président de l'université bien sûr. Les élus étudiants ont démissionnés hier (CA, CEVU, ...).

Lundi 19 novembre

  • Paris : Après la violente évacuation de Nanterre la semaine dernière, c’est le site Paris IV de Clignancourt qui en a fait les frais ce lundi matin. Les bloqueurs ont non seulement été confronté à un important groupe d’anti bloqueurs, mais aussi à des CRS pour le moins agressifs. Une pétition a donc circulée pour protester contre la présence des gendarmes et des CRS autour de l’établissement. http://www.contrepoint.info/?p=1105

Mardi 20 novembre

  • Paris : Sorbonne: Nouvelle intervention de la Police. L'UNL déplore "une intervention policière pour débloquer le lycée Racine, à Paris"
  • Nantes : Manif devant la présidence de l'université de Nantes. Les manifestants entrés dans le bâtiment se font matraqués et gazés. Ceux dehors également.

mercredi 21 novembre

  • Grenoble: une vingtaine d interpellation ont eu lieu lors de la manif sauvage (millier de personnes) qui a suivi la manif officielle de mardi 20 Novembre. Deux recits:

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=5734 http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=5736

  • Bordeaux : Intervention de la Police à Bordeaux IV
  • Paris : Sorbonne: La Police empêche les étudiants d'entrer.

vendredi 22 novembre

  • Paris

arrestations après la manif Censier: coup de feu sur un étudiant bloqueur

  • Caen : Les gardes mobiles évacuent 3 lycées de Caen.
  • Rennes II: deuxième évacuation (nuit)

lundi 25 novembre

  • Paris

coup de force à Clignancourt Gardes mobiles à Tolbiac: des blessés et cinq arrestations

  • Caen

évacuation des lycées de Caen

mardi 27 novembre

  • Aix: trois étudiants en garde à vue après avoir investi une permanence UMP. Trois étudiants ont été placés en garde à vue mardi à Aix-en-Provence, après que la permanence locale de l'UMP a été investie en fin de manifestation contre la réforme des universités, a-t-on appris de source policière. "Trois jeunes sont en garde à vue et n'ont pas encore été entendus. Ils seront relâchés demain matin", a indiqué cette source. La manifestation contre la loi sur l'autonomie des universités a rassemblé entre 500 et 600 étudiants et lycéens mardi à Aix-en-Provence, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon la section locale de l'UMP, en fin de manifestation, "une trentaine" de manifestants ont cassé la porte du local UMP pour "arracher toutes les affiches des murs, détruire les panneaux électoraux et jeter tous les tracts par les fenêtres", tout en prenant à partie deux permanentes de l'UMP présentes sur les lieux. Maryse Joissains Masini, maire UMP d'Aix-en-Provence et députée de la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, a condamné "de façon très forte ces débordements" dans un communiqué. Par la suite, alors qu'environ 200 manifestants réclamaient sur place la libération des trois étudiants, une trentaine de membres de la Compagnie départementale d'intervention ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté le journaliste de l'AFP. La Commission presse du mouvement de lutte contre la LRU de la faculté de lettres d'Aix-en-Provence a dénoncé de son côté des "arrestations violentes et au faciès", voyant dans les agissements des forces de l'ordre "une tentative de répression du mouvement" de protestation contre la loi Pécresse.

mercredi 28 novembre

  • Paris : Le président de Paris IV fait intervenir systématiquement les forces de l’ordre pour casser les piquets de grève !

La répression ne fait que renforcer la détermination des étudiants ! M. Pitte, président de Paris IV (cf notre dossier sur ce sinistre personnage : http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2006/dossier-pitt...e.pdf), fait appel systématiquement aux forces de l’ordre contre les grévistes. A Clignancourt, et désormais à Malesherbes dont l’AG étudiante a voté mardi 27 novembre la grève avec blocage.

 

jeudi 30 novembre

  • Grenoble, IEP: le président prend une barre de fer pour taper sur des étudiants!

video: http://anartoka.magnify.net/item/CY2LZ6HTMMQ1QJS5

vendredi 30 novembre

  • Nanterre : les vigiles emploient la force pour déloger les grévistes. Ils sont accompagnés d'une milice extérieure à la fac et d'un maître-chien (ce serait potentiellement le service de sécurité du chantier avoisinant).

Vidéo : http://www.dailymotion.com/search/nanterre/video/x3my8q_passage-en-force_events

  • caen : Manif anti-repression  : charge policiere sans raison. Deux arrestations.

lundi 3 décembre

  • Metz: le président de l'université (Lioger) insulte les étudiants et envoie même une chaise sur une étudiante

Video:http://www.dailymotion.com/relevance/search/universit%C3%A9+violence/video/x3nsni_blocage-metz-lru-031207-2-lioger_events

jeudi 6 décembre

  • Pau : Intervention des CRS pour évacuer l'UFR de droit.
  • Paris : Manifestation de plusieurs milliers de personnes à Paris. Le cortège enfonce un cordon de policiers qui lui barrait la rue Gay-Lussac. S’ensuivent un gazage et un matraquage des étudiants et des professeurs. Plusieurs blessés. Des arrestations en fin de manifestation pres du metro charronne.

lundi 10 décembre

  • Montpellier: répression

Video: http://www.dailymotion.com/video/x3pz5k_evacuation-upv-10-decembre-2007_news

mercredi 12 décembre

jeudi 13 décembre

  • Lille 3 :

Intervention des CRS pour évacuer l'UFR de lettres. Charge vers l'intérieur de la BU, 3 arrestations, usage du gaz et des matraques + utilisation du taser à confirmer... Pendant la nuit, des CRS sont restés dans le parking, en sous-sol.

Video:[[1]]

Communiqué de SLU Lille 3

Communiqué de la CNT

Communiqué SUD

  • Montpellier 3 : de nouvelles violences

Vidéo : http://lru-montp3.blogspot.com/2007/12/police-luniversit.html

Communiqué de Sud sur les violences pendant le référendum

vendredi 14 décembre

  • Lille 3: 7h30-9h : Intervention des CRS et de la Police.

14h : rassemblement étudiants, personnels, enseignants pour demander la fin de la présence policière. Les étudiants ont constitué des barricades. Une page web http://twk.lacrymale.info/2007/12/15/deblocage-facon-crs-a-lille-3/ avec témoignage et article de 20minutes. Des enseignants et étudiants arts et culture de lille 3 contre la répression.

  • Tours: 4 étudiants sont poursuivis en justice, ils doivent passer en procès courant 2008.

Communiqué de l'AG de Tours: Tous unis contre la répression

samedi 15 décembre

  • Tours: conférence de presse pour faire le bilan de la répression à Tours depuis le début du mouvement anti-LRU (arrestations, violences policières, etc.

mardi 18 décembre

  • Partout en france: Solidarité avec Sébastien, étudiant de Paris 8, qui passe en procès au tribunal correctionnel (14e chambre, 13h30). Métro Cité. Opération: bloquons tout (les facs, les rues, les trains, les caddies, les poussettes, ...) en solidarité! Amnistie pour tous et toutes! Pour info: un site http://enrages-nanterre.freeservers.com/ pour connaître un des combats de Sébastien!
Par Etudiants du comité de grève contre la LRU
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